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stairway to heaven. ❝ (drewalice) ✘

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MessageSujet: stairway to heaven. ❝ (drewalice) ✘ Mer 1 Jan - 15:08





Stairway to heaven
Alice&Andrew


Il était dans un bar quand le coup de fil retentit. Venu pour profiter de son weekend avec une bande de fêtards heureux que la semaine se termine enfin. Il y avair des garçons, des filles, des jeunes adultes en manque de fête et de l'alcool à profusion. Les gens venaient se serrer les uns contre les autres dans la boîte de nuit, au rythme d'une musique endiablée aux tonalités dansantes et respirant le renouveau. Le fils du président aurait pu profiter pleinement de sa soirée si seulement le prénom « Alice » n'avait pas été affiché sur l'écran de l'objet de communication. Repoussant la jeune fille en rut qui se frottait contre lui, il avait décorché et ses pas avaient tracé le chemin le plus court vers la sortie arrière du bâtiment. Une fois seul parmi les fumeurs de la soirée, Andrew avait porté l'objet à son oreille.
« Allô ? »
Ils ne s'apelaient que rarement ces derniers temps. Leur relation était devenue si compliquée que personne ne pouvait être capable d'y mettre un nom. Ils n'étaient sûrement pas un couple, mais quand même plus que de simples partenaires de travail. Ils couchaient ensemble mais prétendaient le faire juste pour le sexe, alors que les sentiments avaient depuis longtemps pris leur place entre eux.
« Ouais, allô ? »
« Mon cœur ? C'est ton ange ! »
Il n'eut pas le temps de lui demander ce qui lui arrivait qu'elle se mit à rire. Le combiné fut ensuite éloigné de ses lèvres car il entendit un semblant de conversation avec une présence masculine, rythmé par des éclats de rire tellement fougueux que le beau brun en eut des frissons. Il devina très aisément que la jeune femme n'était pas dans son état normal, et que si elle l'avait appelé, ça n'était pas que pour gémir son prénom et glousser comme s'il s'était passé quelque chose de drôle.
« Alice ? Qu'est ce qu'il se passe ? »
Andrew tenta de masquer l'inquiétude dans sa voix, préférant jouer la carte de celui qui perdait patience. Nouvel éclat de rire de la jeune fille précédé par un cri, le même que lorsque deux adolescents s'amusent à se lancer de l'eau dans les toilettes. Le téléphone fut déplacé plusieurs fois pour finalement faire retentir une voix rauque et moqueuse qui lui était inconnue.
« Eh ! Andrew, c'est ça ? »
« Qui t'es, toi ? »
L'individu au bout du fil eut un éclat de rire tellement malsain qu'Andrew en serra les poings. Un courant d'air frais souffla dans la nuit, soulevant les cheveux impeccables du jeune homme dont le regard vermillon ne disait rien qui vaille. Il rappela à l'ordre celui qui se trouvait trop près de sa partenaire, qui demanda à Alice de l'attendre avant de reporter son attention sur son interlocuteur premier.
« J'espère que ça te dérange pas de partager ta copine ce soir, j'crois qu'elle a besoin de compagnie. »
Un frisson lui parcourut le dos en entendant ces dernières paroles. L'inconnu douteux continua alors sur sa lancée, posant alors la situation qui sauta au visage d'Andrew comme une évidence. À coup sûr, le comportement de Prism-Alice était dû au trop-plein d'alcool au sein de son organisme qui embrouillait son cerveau, expliquant le surnom affectif qui lui avait été attribué lorsqu'elle l'avait interpellé.
« J'vais te dire un truc : ne l'attend pas ce soir, je vais me charger lemmener au septième ciel dans les toilettes du Maracuja... ciao bella ! »
La tonalité retentit, et le plastique du téléphone d'Andrew craqua sous ses doigts. Cet imbécile avait signé son arrêt de mort à la seconde où le nom du bar avait été prononcé. Ça n'était pas comme si le beau brun ne s'était pas trouvé à trois rues de la zone portuaire où le bar dans lequel il prévoyait de faire l'amour à la belle androïde était construit. Andrew bouscula alors le groupe de junkies qui lui barrait la route et, ignorant les protestations qui fusaient, courut comme si sa vie en dépendait. Il ne tarda pas à retrouver son chemin malgré son esprit légèrement embrumé par l'alcool qu'il avait ingurgité au cours des dernières heures. En poussant les portes du bar hispanique, une boule se forma au creux de son ventre. Cette fille allait le rendre dingue, et il se demanda alors jusqu'où il pourrait aller pour elle. Se frayant un chemin parmi les jeunes adultes venus prendre du bon temps en ce vendredi après midi, il arriva très rapidement au niveau des toilettes des filles et, sans aucune gêne, ouvrit la porte si fort qu'elle manqua de sortir de ses gonds.
Et là, dans le coin de la salle se trouvait sa précieuse Alice. Face à elle se trouvait un homme blonde, encore tout habillé – Dieu merci – et en train de l'embrasser dans le cou comme le sauvage qu'il était. Alors tout se passa très rapidement, et en moins de temps qu'il n'en fallut pour le dire, Andrew s'était retrouvé à leur hauteur et l'avait saisi par le cou. Il lui envoya son poing dans le nez, qui se brisa dans un craquement atroce suivi d'un cri tandis qu'il tombait à genoux. La plainte étouffée ne le stoppa pas pour autant, et le hurlement émi par le pervers quand Andrew lui fit embrasser avec violence la semelle de sa chaussure sembla satisfaire l'ex militaire. Il l'obligea à se lever et rapprocha son visage du sien, serrant sa machoire brisée entre ses longs doigts
« J'espère que ça fait mal. »
Oh oui, il espérait qu'il souffrait. Andrew était un garçon violent depuis longtemps, et pourtant il savait se retenir la plupart du temps. Seulement, on avait touché à son point faible, et il n'était pas prêt à faire de cadeau.
« Choisis un adversaire à ta taille la prochaine fois. »
Sur ce, il lui encastra la tête contre le mur qui en trembla. Une marque rouge fut laissée en souvenir, et le corps s'écroula mollement au sol. Andrew prit une grande inspiration et se tourna ensuite vers Alice, un air chargé de reproches au visage. Il aurait voulu lui hurler dessus, mais voir son visage eut l'effet d'un calmant... il ne s'était même pas demandé si elle avait été consentante qu'il avait mis K.O. celui dont la tête ne lui revenait pas.
« On s'en va. »
Ce n'était pas une proposition ni une demande. Il venait de lui ordonner de sortir, d'un ton sans appel qui n'autorisait aucune forme de protestation de sa part. S'assurant qu'elle ait bien compris, il quitta les toilettes et le bar, suivi par sa coéquipière qui une fois arrivée dehors fut stoppée par un Andrew qui marqua l'arrêt devant le bar. Le port se situait tout au long de l'allée, qui était quasiment déserte si l'on oubliait les couples qui se promenaient les rêves pleins les yeux. Un courant d'air eut le temps de passer alors qu'Andrew avait repris une cadence normale pour s'éloigner du bar, et il s'arrêta finalement cinq cent mètres plus loin, s'adossant contre la rambarde qui séparait les dalles de pierre et la mer.
« C'est quoi l'excuse, cette fois ? »

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Dernière édition par P-S. Andrew C. Loxley Jr le Ven 3 Jan - 12:01, édité 1 fois
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ϟ ÂGE : 21
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MessageSujet: Re: stairway to heaven. ❝ (drewalice) ✘ Jeu 2 Jan - 8:25

400*200
stairway to heaven


Les contours des meubles sont flous, la tête me tourne et les tempes me lancent. Je passe une main sur mon front mouillé par la sueur. Le T-shirt gris trop grand, celui d’Andrew, me colle à la peau et est inondé à certains endroits, les zones transpirantes. Je passe ma main dans ma chevelure puis attrape un élastique pour les nouer en un chignon dégueulasse. Je me lève et fais tomber ma couette par terre. Je remarque, alors, que je me suis endormie avec ma petite culotte que je portais lorsque j’étais une enfant. Ma taille n’a pas bougé depuis que mes hanches se sont formées, je suis toujours aussi fine. Mes jambes tremblent et je m’écroule par terre, la chaleur dans ma chambre est telle qu’elle me fait virer. Mes yeux se ferment tandis que j’entends un petit cri qui résonne dans mes oreilles. Le noir. Je me réveille dans la fraicheur de la cité hivernale, là où se trouve notre petit loft à Céleste et moi. Je suis couchée sur notre petit canapé, sur notre petite terrasse, tandis qu’elle fume sa clope quotidienne, assise à mes pieds. On ne parle pas, on ne se regarde pas. Je ne sais quoi lui dire mais je sais qu’elle va me demander d’arrêter l’alcool et, alors, une dispute nous séparera de nouveau et je finirais comme hier soir avec, un peu de chance, mon cauchemar en moins. Je tourne la tête sur le côté tandis que je l’entends inspirer. Ca va commencer et elle va gagner cette partie, encore. Elle est capable de me manipuler mais d’une façon … A la fin, je me sens si coupable que je me renfonce dans l’alcool encore plus et, après, je rentre et vomis toutes mes tripes dans nos toilettes tandis qu’elle me tient les cheveux. Je sais, dans l’histoire, c’est, elle, la gentille.

céleste « je t’ai entendu, cette nuit … ton cauchemar devait être horrible … tu hurlais à la mort et je suis venue voir ce qu’il se passait. Tu transpirais, et tu t’étouffais sans cesse … j’ai eu tellement peur … Alice, il faut qu’on t’aide … Il faut qu’on trouve un moyen de te débarrasser de tous tes cauchemars ! Etait-ce le même que la dernière fois .. ? »

Je ne sais que dire devant la tirade de ma meilleure amie mais ses yeux m’ont émus tant je voyais la peur que lui inspirait mes propres cauchemars. Depuis mon opération, ils ne cessaient de me hanter, me torturant sous le regard impuissant de Cel’ et, un jour, prise par la folie, j’avais tenté de la tuer. Ce jour là, elle avait compris que tout avait un rapport avec elle. Grâce a sa gentillesse, elle m’avait résonné et j’avais éclaté en sanglot dans ses bras, pour finir de lui expliquer chacun de mes horribles rêves. Celui que j’avais eu durant cette nuit, était l’un que je fais le plus fréquemment. Il m’inspire une peur constante, une peur qui empire lorsque des canidés m’approchent. C’est pour cela qu’à la maison, nous n’avons qu’un chat et que j’adore. Je hoche la tête afin de répondre à sa question tandis que je me le remémore. C’est toujours vers cette maison que nous venions cambriolés, les chiens sortent et accourent pour me déchiqueter. Alors leur museau se transforme en visage humain et je vois celui de mes parents, avides de me voir morte, ainsi ils n’auront plus le problème de payer une partie de mon loyer et de s’occuper de moi. Je frissonne alors que l’air hivernal me rafraichit. Nous rentrons et je retourne me coucher. Céleste m’apporte sa concoction qui t’enlève la gueule de bois tout en te rendant malade comme un chien. Je l’avale avec peine et je me rendors. C’est mieux si je ne veux pas vomir.

Mon réveil matin sonne 3.30 ap, je saute dans un vieux jogging, en me demandant si Cel’ n’est pas une magicienne. Je n’ai plus mal à la tête et je n’ai plus envie de vomir, si c’est pas cool. Je me dirige machinalement vers la cuisine afin d’avaler un plat copieux, que je découvre sur la table avec une note qui me rappelle que ma meilleure amie est la meilleure et qu’elle est au travail jusqu'à 22h. Je souris et engloutis mon déjeuner. C’est une très bonne cuisinière, aussi. Je me lève de ma chaise puis m’empresse de me rendre à la salle de bain. Ce soir, je sors et je vais m’amuser. Il faut que j’oublie ça … Je me grouille de prendre une douche, pour une fois, de me maquiller, de sécher puis de brosser mes cheveux. Je sors de la salle embuée pour me rendre dans ma chambre où se trouve une grande armoire. Je choisis avec soin ma culotte tout en chantonnant « Je veux sortir avec tes potes, je mettrais ma plus belle culotte, baby, baby, baby, ooh … » ainsi qu’un bandeau noir de maillot de bain. J’enfile un débardeur blanc, limite transparent, un collant couleur chair (a enlever, une fois là-bas), un short en jean, des escarpins noirs, et une veste avec une fourrure. Le mélange automne/hiver est assez moche mais j’enlèverais des vêtements une fois dans le taxi avant de les mettre dans un sac que je cacherais prés d’un entrepôt. Une demi-heure plus tard, je rangeais mon sac derrière des grosses caisses en bois. Débarrassée de ma veste, je me pavane sur le port puis entre dans un petit bar à l’air sympathique. La plupart des clients sont des mecs aux allures de sportifs et très appétissants. Je me mords la langue et me dirige vers le barman à qui je demande du whiskey. J’enchaîne les verres si bien que je ne remarque pas le beau blond à côté de moi avant d’être ivre morte sur le comptoir. Ce qu’il me dit est flou, je ne réussis qu’à capter des sons. Il me fait avaler une pilule dont le goût m’est familier : de l’ecstasy ! Je me redresse et passe une main sur sa joue tandis qu’un rire rauque sort de ma bouche. Il m’embrasse dans le cou puis m’attrape par les hanches pour aller dans les toilettes. Très vite, je me retrouve collée/serrée contre lui, ma langue jouant avec la sienne. Ses mains parcourent mon corps et je me mets à penser à Andrew … Ses mains me manquent … J’aimerais qu’il débarque, qu’il casse la gueule de ce blond et qu’il me fasse ce que le sportif veut me faire. Je sens le sol s’éloigner de mes pieds et comprends qu’il veut m’assoir sur les lavabos. Je me laisse faire puis, prise d’un énorme fou rire, j’appelle Andrew. Le reste se passe si vite … Il décroche, je lui parle deux secondes, mon coup du soir me prend le portable et lui raconte ce qui va se passer, il raccroche. Quelques minutes après, Andrew débarque et péte le nez au blondinet. La tête me tourne tandis que mon chevalier servant me parle. J’exécute ses ordres, sans rechigner. Une fois en dehors du bâtiment, je capte son regard lourd de reproche.

andrew « C'est quoi l'excuse, cette fois ? »

Je sens une vive douleur au cœur et j’explose en sanglot mais pas les tous petits, tous mignons. Ce sont les grosses larmes d’une fille saoule qui s’évadent de mes yeux. Je sais à quel point je dois avoir l’air ridicule mais l’alcool me rend dingue, puis le souvenir de mes cauchemars remontent. De ma main droite, j’essuie mon nez. C’est très peu élégant mais c’est ma priorité, vu que je n’ai pas de mouchoir. Mes pleurs se calment et je renifle. Mon regard rencontre celui de Drew et je rigole. S’il savait à quel point sa tête est drôle ! Mes rêves lugubres évincent la drôlerie de sa colère, à lui. Je me met à pleurer tout en riant. Quel drôle de sensation que d’être saoule … Finalement, j’entame, difficilement.

prism-alice « M-Mais c’est ces chiens … Y veulent ma mort ! (une nouvelle crise de larmes) Puis de toute façon, tu comprends pas ! Tu comprends jamais rien ! (je rigole) Comme quand on couche ensemble, mon ange ! »

Je sens le feu me monter aux joues. Je n’aurais pas dû dire ça, ça montre que je l’aime beaucoup plus que je ne laisse le penser mais je peux tout remettre sur l’alcool. Je ris comme un beau diable, tellement que je m’écroule par terre. Assise sur le sol, je regarde Andrew puis pleure. Je suis pire qu’une gamine, il n’y a pas à dire … Avec un  peu de chance, mon attitude puérile l’attendrira et il ne me plantera pas sur place. A travers mes larmes, je laisse échapper une conjuration, parce que je veux qu’il reste, qu’il ne m’abandonne pas comme certaines personnes l’ont déjà fait. Dans cette supplication résonne toute la tristesse de mon cœur. En même temps, ces derniers jours ne sont pas très beaux, surtout depuis que notre patron est parti.

prism-alice « pardonne moi, s’il te plait, mais ils me hantent, encore et encore .... j'en ai besoin, je veux oublier! »

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MessageSujet: Re: stairway to heaven. ❝ (drewalice) ✘ Ven 3 Jan - 11:51





Stairway to heaven
Alice&Andrew


Comme il s'y attendait, elle se mit à pleurer. Les crises d'angoisses étaient fréquentes venant de quelqu'un qui avait bu une quantité d'alcool suffisante et l'odeur âcre qui émanait de ses cheveux témoignait du fait qu'elle ait consommé de la drogue en complément. Malgré tout, Andrew était encore sur les nerfs suite au petit incident qui venait de se dérouler et décida de se tapir dans sa dignité. Les mains dans les poches il s'adossa contre la rambarde et regarda la jeune fille exploser en sanglots face à lui, croyant que sa crise allait passer. Il n'était pas spécialement déçu par elle, il la connaissait suffisamment pour avoir compris qu'essayer de la raisonner ne ferait qu'empirer l'état de leur relation. Quelle relation, au juste ? Ce n'était que du vent, et pourtant jamais il ne la laisserait tomber. Putain, il était fou d'elle, et pourtant il restait là à la regarder rire et pleurer, tout à la fois, l'air impassible alors qu'ils bouillonait intétieurement. Il aurait voulu lui saute dessus, l'embrasser pour la faire taire mais dans ce cas-là il ne vaudrait pas mieux que celui à qui il venait de briser le nez, et ça il ne se le permettrait pas. Il la laissa parler, ne comprenant rien, tout comme elle venait de le dire. Tu comprends jamais rien. Comme quand on couche ensemble. Était-elle autant saoûle qu'elle en avait l'air ? Ne restait-il réellement aucune once de lucidité dans ses paroles ?
« Arrête. »
Il avait amorcé un mouvement vers elle, incapable de se contenir plus longtemps. Au même moment, Alice tomba à genoux riant et pleurant à la fois, incapable de trouver vers où se pencher. Et lui, ce sombre idiot, il restait planté là à la regarder, les yeux baissés et le regard inexpressif. Était il toujours aussi furieux après elle ? Il aurait voulu ne pas l'être, il aurait préféré ne pas la retrouver dans ces toilettes, ne pas se rendre compte à quel point la réalité était dure à avaler. Ils étaient tous majeurs et vaccinés, avaient le droit de faire ce qu'ils voulaient quand ils voulaient où bon leur semblait. Mais il aurait préféré ne rien savoir, et penser aveuglément qu'il était le seul homme dans sa vie. Mais en quoi avait-il le droit de penser cela ? Lui qui enchaînait les conquêtes comme si cela lui permettrait à oublier le visage de sa princesse déchue.
« Eh Alice, calme toi. »
Il posa un genou à terre et arriva presque à sa hauteur. La tête baissée, elle l'empêchait de la regarder dans les yeux, secouée par des sanglots ou par des rires étouffés, impossible de savoir. Andrew glissa l'une de ses mains dans la sienne, la serrant avec une douceur qu'on ne lui connaissait pas. Son autre main hésita avant de s'enfoncer dans sa chevelure rose, soyeuse et emmêlée, avant de glisser jusqu'à son menton. Il lui releva délicatement son visage, persuadé qu'elle ne le ferait pas d'elle-même, et inspecta chaque parcelle de son doux visage en prenant soin de ne pas la regarder dans les yeux. Il était incapable dans l'immédiat de soutenir son regard, sans savoir pourquoi et comment cela se faisait, lui qui d'habitude la déstabilisait avec un simple coup d'œil. Il fit passer son pouce sur les larmes qui coulaient le long de ses joues et continua de la contempler, sans jamais passer les yeux sur les iris céruléens de sa chère et tendre.
« Qu'est ce qu'il t'arrives ? Bon sang, Alice... de quoi est-ce que tu parles ? »
Sa voix n'exprimait pas de colère, pas une seule once, même. Ce qui était étonnant vu tout ce qu'il ressentait en cet instant précis. La neige tombait depuis cinq minutes déjà, mais qui le remarquait ?

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MessageSujet: Re: stairway to heaven. ❝ (drewalice) ✘ Dim 5 Jan - 1:31

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Son genou à terre me rappelle les demandes en mariage. C’est beau, c’est touchant, émouvant. Mon cœur se  met à battre plus rapidement. Je me berce d’illusion, je sais, mais c’est vraiment … wow. Je baisse la tête tandis que je rougis, dés que ça devient plus sérieux entre nous, mes joues chauffent. C’est horrible et ça traduit trop l’emprise qu’il a sur moi. Pour faire disparaître la nervosité qu’il crée en moi, je rigole. Un rire moins bruyant, plus étouffé, tandis que je pleure. Je ne peux m’arrêter de pleurer car la vision de ces chiens me hante. Même si je pense à Andrew, que l’alcool m’embrume l’esprit, ils sont toujours là. Si je n’étais jamais allée dans cette maison, si Céleste ne m’avait pas abandonnée, je serais toujours humaine. Je ne serais pas cette espèce de monstre. Je sais que c’était le seul moyen de me sauver de la mort mais j’aurais préféré rester humaine. Mes larmes s’écoulent de mes yeux, je ne peux plus me retenir, pas après cette pensée. Des fois, il m’arrive de me dire que je me déteste, que j’ai une vie merdique. Un jour, je promets à quelqu’un que j’arrête la boisson, le lendemain, on me retrouve avec de la vodka dans les mains, la tête dans la cuvette. Je n’arrive pas à tenir mes promesses, je suis vraiment nulle. Par contre, il y a bien une chose que je ne supporte pas, c’est quand on m’engueule pour quelque chose que je n’ai pas fait. Alors, oui, il m’arrive de me droguer mais c’est pas souvent puis, je peux pas me débarrasser de l’odeur des herbes parce que je vis avec une junkie. Oui, c’est ça, je vis avec une junkie. C’est de la faute à ma meilleure amie, encore. Je suis effrayée par les propos dégueulasses que je tiens sur tout le monde. Si je continue, je vais finir pas tous les détester. C’est impossible, je ne peux pas les détester. J’ai besoin d’eux, ils sont mes bouées de sauvetages… Je me rends compte que je me dis n’importe quoi depuis tout à l’heure. L’alcool ne m’aide pas à réfléchir. Je sens la main d’Andrew se glisser dans la mienne et la serrer avec douceur, douceur que je ne lui ai jamais connue. Je sursaute légèrement, surprise par cette délicatesse. Non, quoique je dise, je ne pourrais pas le détester. Sa seconde main se pose dans mes cheveux et je ferme les yeux tandis qu’elle redescend vers mon menton. Dieu, qu’il est doux ! Il relève mon visage et essuie une larme, j’ouvre les yeux et le regarde.

andrew « Qu'est ce qu'il t'arrives ? Bon sang, Alice... de quoi est-ce que tu parles ? »

Mon petit sourire fond comme neige au soleil. J’arrête, je ne bouge plus. Mon cœur ralentit. Je dégage ma main de la sienne et enlève celle qui est sur mon visage. Mes yeux se remplissent de larmes de tristesse. J’interprète très mal ce qu’il vient de me dire. Pourquoi ? Aucune idée, c’est l’alcool qui fait que je comprends de travers. Néanmoins, j’ai l’impression de sentir un reproche dans sa voix, comme si … comme si c’était de ma faute si j’étais devenue un robot, si je faisais des cauchemars, si mes parents ne se souciaient pas de moi, si je me bousillais la vie. Les gens passent et repassent. Cette pensée me rappelle un livre que j’ai lu. Je murmure à mon intention « Les gens s’agitent, le monde tourne, change, et toi, tu es peu comme une statue, plantée là, au milieu. Rien ne t’atteint, rien ne t’altère, mais quand vas-tu réagir ... ? ». Cette citation me fait penser aux reproches constants d’Andrew. Il ne connait pas mon passé et c’est bien pour ça qu’il me réprimande sur ce que je fais de ma vie. Si seulement il savait … De longues minutes passent depuis ma citation, aucun de nous deux n’a bougé. Je n’ose pas le regarder, il doit être tellement surpris par ça. Je culpabilise. Je passe d’un sentiment à un autre, en un rien de temps, c’est limite choquant. Je respire et tire sur sa manche afin qu’il s’assoit en face de moi. On doit avoir l’air de deux gamins, voir deux clochards, dans cette position. Je dois m’excuser d’avoir agit comme lui, de lui avoir reproché de ne pas me connaître, et de ne pas connaître mes sentiments aussi –sauf qu’on va pas en parler. Je remarque alors un truc, un truc blanc et poudreux sur le sol. Je ne peux m’empêcher de sourire tant ça me fait plaisir. Moi qui m’apprêtais à avoir une conversation sérieuse, je rigole et m’exclame.

prism-alice « Regarde ! Il neige ! »

Je tends ma seconde main, celle qui ne tient pas la manche de mon partenaire, et regarde les flocons se dissoudre dans le creux de ma paume. Je suis tellement excitée, c’est trop cool ! D’un autre côté, c’est effroyable. Je suis en short, débardeur, talons et pas une once de vêtements chauds. Ils sont cachés dans mon sac qui, lui-même, est caché dans un entrepôt que je sais plus où il est. Je frissonne en ressentant un peu le froid et m’esclaffe. Décidément, c’est trop drôle. De quoi ? Je ne sais pas. Je regarde mon partenaire pour reprendre mon sérieux. Je dois lui dire quoi déjà ? Ah oui, l’histoire des chiens ! Je dois lui parler de Cél’ ? Oui, il faut que je lui dise que j’ai été abandonné par Cél’ pour qu’elle puisse sauver sa vie ! J’inspire profondément tandis qu’un tout petit sanglot tente de se frayer un chemin dans ma gorge. Je n’aime vraiment pas parler de ça, même saoule.

prism-alice « Tu sais … Céleste, elle m’a abandonné face aux chiens … Ils étaient énormes, très grands, comme ça (montre une très grande hauteur) ! Et leurs griffes, leurs crocs … Ils m’ont ‘tièrement déchiquetés ! c’était horrible … après, je suis devenue un androïde … j’ai peur d’eux, je les revois dans mes cauchemars … »

Je porte mes mains à mon visage, fermant les yeux le plus possible, et secoue la tête. Je suis terrorisée rien qu’à m’en rappeler et leur souvenir est trop net, à ce moment là.


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MessageSujet: Re: stairway to heaven. ❝ (drewalice) ✘ Ven 10 Jan - 12:20





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Alice&Andrew


Elle ôta sa main de la sienne. Le geste fut trop rapide, trop sec ; tellement qu'Andrew eut un mouvement de recul, les yeux refusant de quitter ce visage qui s'entêtait à ne pas le regarder en face. Il laissa ses bras retomber le long de son buste et resta un genou à terre, l'écoutant s'extasier devant la neige qui leur tombait dessus. Elle lui tira la manche, le forçant à poser son second genou contre l'asphalte, mais ce geste visant à le rapprocher d'elle ne le détendit pas. Il y avait encore une petite distance entre eux, comme si elle refusait de lui accorder la proximité à laquelle il avait droit en temps normal. Elle se remit à rire, divinement belle au milieu de la pluie de flocons saupoudrant ses cheveux roses, dont la couleur atypique avait toujours intrigué le fils du président. Il la laissa faire, le regard vitreux, fixant ce qui n'allait pas chez elle hormis le taux d'alcool anormalement élevé pompé par son cœur jusqu'à embrumer son cerveau. Il aurait voulu la prendre dans ses bras, mais son geste brusque pour l'écarter lui restait encore en travers de la gorge, et le forçait à rester pour la regarder. Sa présence était déjà bénéfique pour elle, et évitait qu'elle ne fasse de nouveau une mauvaise rencontre. Il la regarda, observa les marques de suçons dans son cou et détourna vivement le regard, le sang battant fort dans ses tempes et les poings serrés. Elle a le droit tenta-t-il de se persuader, prétextant qu'ils n'avaient aucun engagement l'un envers l'autre. Oui mais il lui en voulait de lui faire subir ça, quand bien même il en faisait autant.
« Tu sais … Céleste, elle m’a abandonné face aux chiens … Ils étaient énormes, très grands, comme ça ! »
Les sourcils d'Andrew se froncèrent. De quoi parlait-elle ?
Il ne connaissait pas Céleste, mais certains dires et autres murmures faisaient qu'il n'accordait aucune confiance en la meilleure amie de Prism-Alice. Pas plus qu'elle-même n'en accordait à Emmalyne, d'ailleurs. Et quelque chose lui disait que, même en faisant sa connaissance, il ne parviendrait jamais à sympathiser avec cette fille. Personne ne lui avait demandé de le faire, et quand bien même ça aurait été le cas, il aurait fait comme il le voulait, comme d'habitude.
« Et leurs griffes, leurs crocs … Ils m’ont ‘tièrement déchiquetés ! »
Malgré le temps qu'ils avaient passé ensemble, Alice n'avait jamais parlé de la raison pour laquelle elle était devenue une androïde. Que ce soit en planque, après une nuit ensemble ou au cours d'un dîner... jamais ils n'avaient discuté de ça ; aussi avait-il toujours supposé que le sujet était difficile à aborder. Pourtant il avait fallu qu'elle soit saoule et gelée pour qu'elle se décide enfin à le faire, et Andrew eut peu de mal à comprendre que ces chiens dont elle parlait avaient été la cause de sa transformation. Et le traumatisme avait été énorme, puisqu'elle se remit à trembler encore plus fort.
« J’ai peur d’eux, je les revois dans mes cauchemars … »
Elle le lâcha immédiatement et cacha son visage entre des doigts pâles, plus mal en point que jamais. Depuis qu'ils se connaissaient, elle n'avait jamais été en telle position de faiblesse ; et pourtant il savait qu'elle était moins forte qu'elle ne le laissait paraître devant le service qui les avaient élus "meilleur duo de l'année" raison pour laquelle il ravala sa fierté un moment et décida de prendre le rôle qu'il aurait dû jouer depuis longtemps. Il ôta sa veste d'un coup sec et la posa sur les épaules de sa partenaire, bien qu'un frisson le parcourut en se rendant compte à ses dépends – il était en t-shirt – que les températures étaient négatives pour une raison. Malgré son mauvais caractère, son éducation lui avait appris à être galant en toutes circonstances, et donc à faire profiter de sa veste thermique à une jeune fille à moitié dénudée. Il passa un bras au-dessus de ses épaules et sans se soucier de si elle se débattait, la ramena contre lui en prenant soin de caler sa tête rose sur son épaule.
« J'aurais pas dû te demander. »
Il enfouit sa propre tête dans ses cheveux gelés, humant son parfum et la serrant contre lui dans une étreinte trop puissante pour qu'elle puisse s'en défaire. Dans l'état où elle était, mieux valait qu'elle reste sage... dans le pire des cas elle n'aurait qu'à le frapper, et peut-être qu'il la laisserait tranquiille. Mais en attendant, il voulait profiter du fait qu'elle ait besoin d'une étreinte comme celle-là pour la calmer ; il avait déjà trop remué le couteau dans la plaie en ne prenant même pas la colère qu'il avait éprouvée en la trouvant assise sur les lavabos, dans les bras d'un autre. Qu'elle fasse ces choses-là quand elle était seule était une chose, mais oser le faire sous ses yeux en était une autre.
« Pense plus à ça, j'suis là maintenant. »
D'une main, il lui frotta le dos, doucement mais sûrement, dans le but de la réchauffer et de la rassurer à la fois. Il ferma les yeux et la laissa se calmer petit à petit. Combien de temps s'écoula avant qu'il ne les ré-ouvre ? Il aurait pu se passer cinq minutes comme cinq secondes, mais ça n'était pas le temps qui manquait ce soir, et qui s'en souciait ? L'agent du gouvernement finit par la relâcher, après lui avoir plaqué un baiser dans les cheveux, puis se recula pour mieux apercevoir son visage. Elle n'était pas encore revenue à son état normal ; on ne décuve pas après un câlin, aussi platonique soit-il. Lentement mais sûrement, il rompit tout contact physique avec elle et se leva lentement, tout en regardant autour de lui. Les va-et-vient des gens dans les bars avaient augmenté depuis qu'ils étaient eux-même sortis, et les rues devenaient de moins en moins sûres à cause des soûlards et autres fêtards précoces qui s'y baladaient. Il regarda l'heure qui affichait une heure du matin et décida que la fête était finie pour ce soir. Il tendit une main à Prism-Alice, qui, sous le regard ferme du prince, fut contrainte de la saisir pour qu'il la relève.
« Viens, on rentre. »
Il soutint son poids infime lorsqu'elle s'appuya sur lui, et il commença à marcher en lui proposant un bras pour qu'elle puisse s'y appuyer. Prendre l'air ne leur ferait pas de mal, du moins jusqu'à ce qu'ils traversent les deux rues qui les mèneraient jusqu'au parking où il avait garé sa moto. Andrew avait toujours préféré chevaucher cette dernière plutôt que d'attendre le cul an chaud sur des sièges en cuir. Opter pour l'adrénaline plutôt que le confort avait toujours été un choix facile à ses yeux, et ce soir plus que jamais, son choix avait été judicieux.
« Il y a quelqu'un chez toi ? »
Il ne voulait pas en savoir plus au sujet de ses cauchemars. Si elle avait réellement quelque chose à lui dire, elle le ferait lorsqu'elle serait revenue à elle. Ça n'était pas le genre d'Andrew de profiter des instants de faiblesse d'autrui.

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MessageSujet: Re: stairway to heaven. ❝ (drewalice) ✘ Sam 25 Jan - 8:47

    L’alcool, c’est bien et mal à la fois. C’est bien car t’arrives à oublier, tu vois, les souvenirs, un peu comme moi. Ca t’offre une liberté sans limite où tu joues le rôle de quelqu’un d’autre, quelqu’un qui n’est pas toi. Tu t’évades, tu t’envoles, et tu t’en fous, la sensation est tant agréable que t’en oublis les reproches. L’alcool, c’est mon seul moyen d’échapper à mes problèmes, c’est-à-dire mon amour pour Andrew, mon androïsme et tout le toutim. Tu vois, j’prends quelque bouteille de vodka et ca s’en va … du moins, jusqu’à que quelqu’un m’y fasse penser. Tu sais, aussi, c’est mal, parce que t’es incompréhensible. T’as l’impression de parler à un handicapé tandis que les gens, en face de toi, croient que t’es une handicapée. Ca te fou la gueule de bois, et Dieu peut prouver que ca te déchire le crâne. Moi, les matins, après avoir picolé toute la nuit, j’entends des voix dans ma tête mais c’est juste parce que je dessaoule. La première fois, j’t’assure que ça fait flipper. T’entends des trucs du genre « Hé ! ho ! Comment ça va ? », t’appelles ta colocataire, qui n’est pas là, mais tu réponds. C’est la base même d’un saoulard après tout. En fait, tu crois trop qu’il y a quelqu’un mais, c’est pas vrai. J’te dis pas la déception qu’tu te tapes lorsque tu reprends tes esprits. Ca t’le fou mal, hein. De plus, l’alcool, si t’en prends trop, tu finis avec une maladie. Soit t’es en cloque –faut le dire, c’est une maladie- soit tu perds ton foie. Sauf que, moi, j’suis une chanceuse, j’ai plus de foie. Bref, tout ça pour dire que l’alcool, finalement, c’est neutre. N’empêche, j’lui ajoute un point : il m’a ramené Andrew à mes côtés.

    Je sens la douce pression de ses paumes dans mon dos. Je n’ose bouger, je n’ose respirer de crainte que l’appui rassurant disparaisse. Je profite un maximum de cette chaleur apaisante. Il sait, comme je le sais, que je vais me débattre. Je ne dois pas le laisser espérer quelque chose : c’est trop cruel envers lui, trop cruel envers moi. Je suis égoïste dans mes propos mais il est clair que je ne veux pas souffrir. Il est beau, il est intelligent, il est volage. Nombre de fois où je l’ai vu embrasser des nanas quarante mille fois plus belles que moi. On sait que c’est un jeu mais il va trop loin, je trouve. Il m’enfonce dans mon illusion en me prenant dans ses bras, ainsi, en accourant lorsqu’un gars, que je ne connais pas, l’appelle. Finalement, je suis gentille. Il est méchant. Tant d’espérance pour souffrir une nouvelle fois. L’étreinte dure une éternité, je ne bouge toujours pas. Son souffle tiède caresse mon cou, me donnant des frissons. Si je pouvais oublier le fait qu’il me prend pour une débile, à cause de l’alcool, ce serait top. Je passerais, sûrement, l’un des meilleurs moments de ma misérable existence. Seulement, j’y arrive pas, ce qui me fou les larmes aux yeux. C’est horrible de savoir que l’homme que l’on aime, l’homme parfait, nous prend pour une abrutie de première. De plus, il doit penser que j’en ai rien à foutre de sa gueule puisque j’étais avec un autre. Au fur et à mesure que je pense, les sanglots m’échappent. D’abord faiblement puis plus fort. Mes doigts agrippent le jean d’Andrew. Mes larmes dévalent mes joues comme de la pluie et je ne pense plus à la neige. Soudainement, il se relève, ne me laissant plus de quoi m’accrocher. Mes pleurs disparaissent peu à peu, laissant ma mine étonnée en première place. Il me parle et me tend une main, que j’attrape. Il veut rentrer et moi aussi, pour être franche. Il me soutient et on commence à marcher.

    andrew « … »
    prism-alice « non, il n’y a personne, pour le moment. Céleste est au travail, il faut bien qu’on paie les factures.

    Un silence. Il ne parle pas. Peut-être qu’il médite ma réponse, peut être qu’il repense à mon dévoilement. Je ne sais que penser de ce qui se passe. Une partie de moi veut rester auprès de lui mais une autre partie veut que je m’en éloigne, tout de suite. Je soupire et sens le sol se dérober sous moi. Je ne comprends pas ce qu’il se passe, immédiatement. Lorsque mes genoux heurtent le sol, mon bras enroulé autour de celui de mon compagnon, je ris. Je ris à n’en plus pouvoir. Mon bras tendu vers le coude droit de mon partenaire, mon second bras autour de mes hanches, je rigole. C’est pour de faux. J’ai qu’une envie, celle de pleurer, sauf que j’y arrive pas. C’est nerveux, limite hystérique. Je laboure mon ventre de mes ongles et finit par m’en remettre. Je me relève, sans excuse. Après tout, mes genoux sont égratignés. Mes beaux petits genoux complètement fichus, crouteux. Nous continuons notre avancée, toujours sans se dire quoique ce soit. Je ne le regarde pas, vérifiant là où je marche –pas envie de tomber une nouvelle fois. Un sourire étire mes lèvres, je suis bien comme ça, collée contre lui, avec la chaleur de son corps pour me réchauffer. Lui, je ne sais pas comment est-ce qu’il se sent, j’ai peur de le regarder. Ce serait une déception de plus. Je vois qu’on arrive vers sa moto –sa magnifique moto- mon cœur palpite. Je dois trouver un moyen de rester plus longtemps avec lui. Une idée sauvage apparait : il est en colocation avec Emmalyne, j’l’aime pas, une fille magnifique qui s’habille bien et qui a, pratiquement, la même taille que moi. Mon plan machiavélique et intelligent est parfait. Plus qu’Andrew, puisque cette idée vient de moi, la femme parfaite. Je me racle la gorge et dis.

    prism-alice « Emmalyne est chez vous ? J’aimerais récupérer un pyjama que j’ai laissé dans ta chambre. Cel’ me le demande souvent ! »

    Petit rire nerveux, sourire angélique, regard doux, pourvu qu’il m’amène chez lui.

    [Hors-Rp; j'met les codes demain, trop morte là, en plus mon ordi' lag ;.;]

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MessageSujet: Re: stairway to heaven. ❝ (drewalice) ✘ Ven 31 Jan - 7:15





Stairway to heaven
Alice&Andrew


Il était là, trempé comme un chien à attendre qu'elle se calme, sans chercher son regard comme il le faisait si bien. Elle avait besoin de répit, qu'il ne lui avait pas accordé en déboulant dans ces toilettes alors qu'elle avait trouvé de quoi se changer les idées. Il se montrait trop égoïste, insensible à ce qu'elle voulait réellement, à savoir mettre de la distance entre eux. C'était de sa faute à lui, c'était lui qui avait fait d'elle ce qu'elle était devenue. Il la forçait à s'éloigner, et chaque fois qu'Alice parvenait à le faire, il était toujours là pour lui demander de revenir vers lui. Andrew avait trop de sentiments pour une seule femme, ne parvenait pas à s'en défaire et lui pourrissait la vie à longueur de journées. Quel monstre.
« Emma rentrera  demain. On peut passer par chez moi si tu veux. »
Elle était venue avec lui aujourd'hui, et sûrement était-elle en train de profiter de la soirée à danser collé-serré avec des ordures du genre de celui qui avait tenté de s'approprier sa chasse gardée. Ce que faisait Emmalyne de ses nuits n'étaient pas les affaires d'Andrew ; il savait qu'elle au moins, elle gardait une certaine stabilité. Elle était trop réfléchie pour faire quoique ce soit à la légère, et c'était ce qui la différenciait de Prism-Alice qui était plus... spontanée. Il avait passé sa veste à Alice, et ferait le trajet les bras nus. Quand bien même il serait frigorifié, Andrew ne se serait pas résolu à reprendre son vêtement, préférant affronter le froid virilité plutôt que réclamer ce qui lui appartenait. D'un geste habitué, il sortit son casque – la technologie permettait de les réduire à de simples colliers qui se dépliaient automatiquement – puis celui d'Emmalyne qu'il tendit à Alice pour qu'elle le mette autour de son cou. La vitre se déplia de même que la structure, puis il l'invita à monter sur l'engin qu'il démarra en vitesse. S'attarder dans les alentours après ce qui s'était passé était la dernière chose qu'il désirait. Il ne voulait pas la laisser seule ; pas ce soir. Sa colocataire n'était pas chez elle, et même si ç'avait été le cas, le fils du Président ne prendrait aucunement le risque de la laisser livrée à elle-même alors que lui avait la possibilité de veiller sur sa personne. Malgré toutes les souffrances psychologiques qu'il lui avait fait endurer toutes ces années, il arrivait à se trouver des excuses pour lui offrir une pseudo protection. Il arriva bientôt devant l'immeuble de verre, à l'intérieur duquel il gara son deux roues, les abritant de la neige et leur faisant profiter du confort des appartements de la capitale. Le sous-sol de l'immeuble était d'une propreté impeccable, et ce malgré les traces qu'il avait laissées sur le carrelage. Elles disparurent presque aussitôt, nettoyées par un système haute technologie développé pour satisfaire le côté maniaque des richissimes habitants du neo upper east side.
Le nom du bâtiment ? L'Empire.
La touche de prétention qu'il manquait à ce lieu où tout était opulent et rien n'était nécessaire. Il retira son casque, arrêta sa moto à l'emplacement frappé « Loxley » et aida Prism-Alice à descendre, chancelante, fébrile et d'une fragilité comparable à celle d'une poupée de porcelaine. Sans attendre de consentement quelconque de sa part, il l'aida à se déplacer jusqu'à l'ascenseur qui les mena jusqu'au dernier étage. Leur étage, à lui et Emmalyne. Le penthouse du Prince, avec vue panoramique sur la ville, deux étages et trois salles de bains. Le tout était décoré avec une modernité imaginée par les meilleurs architectes et décorateurs du pays, démontrant à lui seul l'écart qui s'était creusé entre l'élite et le commun des mortels. Et on s'étonnait que les riches continuaient à exploiter les pauvres...
« Le dressing d'Emma est à l'étage, et sa salle de bain à côté. »
Sa meilleure amie détestait partager. Avec elle en particulier. Les rapports entre les deux femmes de sa vie n'avaient jamais été fameux, et ne le seraient jamais car il était là, entre les deux. Demander à choisir entre Emmalyne et Prism-Alice relevait de l'exploit, le seul qu'il ne pourrait jamais relever. Il se retourna vers Alice, minuscule sous la veste en cuir qu'il aida à ôter, frôlant ses frêles épaules de ses mains brûlantes. Elle frissona sous leur contact, elle qui avait mis tant de distance entre eux depuis que leurs regards s'étaient croisés, puis monta à l'étage, le laissant planté dans l'entrée immense. Soupirant, Andrew posa sa veste sur le comptoir du bar, prit son téléphone pour demander à Emmalyne de se trouver un chauffeur et un toit pour la nuit, puis prit le chemin vers sa propre salle de bain dans laquelle il entra pour se débarasser de la tonne de parfums qui s'étaient accrochés à lui. Sa douche froide ne prit guère plus de cinq minutes, et il enfila un pantalon attrapé à la volée dans l'une des armoires en guise de change. Sortant de la salle de bain pour se rendre dans le salon, dans lequel sa coéquipière se ne trouvait pas encore. Évidemment, il avait fait tellement vite après tout. S'asseyant dans le canapé, il renversa sa tête en arrière et soupira. La soirée s'était annoncée longue, et n'était pas prête de se terminer.

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